Infographie : TV connectée et multi-écrans

CCM Benchmark publie sa dernière étude « TV connectée et multi-écrans » qui révèle que 68% des téléspectateurs sont équipés d’une TV connectée dont 13% avec une smart TV. Cette enquête a été menée au cours du mois de janvier 2014 auprès de 1 637 répondants issus du panel de consommateurs CCM Benchmark Panel.

Découvrez l’infographie :

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Les services les plus populaires

On apprend que le Replay (Télévision de rattrapage) est le service le plus utilisé avec 73% d’équipés qui ont déjà eu recours à ce service, 64% ont déjà utilisé leur TV connectée pour consulter des informations complémentaires sur des programmes ou un guide TV et 55% des équipés ont déjà écouté de la musique ou de la radio sur une TV connectée.

Fréquence d’utilisation

La fréquence d’utilisation des TV connectées est à la hausse en 2014 avec 26% des équipés qui utilisent leur TV connectée tous les jours, soit une augmentation de 19 points par rapport à l’année 2013, et 33% qui l’utilisent plusieurs fois par semaine ce qui correspond à une augmentation de 16 points par rapport à 2013.

Usages multi-écrans

En ce qui concerne les usages multi-écrans, l’étude de CCM Benchmark révèle que 77% des téléspectateurs équipés d’une tablette l’utilisent devant leur télévision, 69% avec un ordinateur portable et 59% avec un smartphone.

Top 3 des usages du second écran

Pour conclure sur les usages du second écran, 64% des sondés utilisent leur second écran pour naviguer sur Internet ou consulter leurs emails, 47% consultent des guides de programmes et 41% consultent des information sur les programmes qu’ils visionnent.

Méthodologie

Cette enquête a été menée au cours du mois de janvier 2014 auprès de 1 637 répondants issus de notre panel de consommateurs CCM Benchmark Panel.

Retrouvez toutes les études de CCM Benchmark sur : CCM Benchmark Études 

La conférence TV connectée en images

Le 31 janvier 2013, CCM Benchmark organisait la conférence « TV connectée » en partenariat avec la société Dotscreen. D’importants acteurs du marché de la TV connectée étaient présents. Voici quelques photos ainsi qu’un résumé des grands thèmes abordés lors de cette journée.

Après une introduction générale des chiffres de la TV connectée par Stanislas Leridon (Dotscreen) et Fabrice Deblock (CCM Benchmark), une première table ronde animée par Thierry Amar (Offremedia.com) débute sur le thème des « Stratégies gagnantes » en termes de TV connectée. Valérie Brouchoud (Lagardère Active), Jean-François Mulliez (e-TF1), Bruno Delecour (Filmo TV) et Eric Scherer (France Télévisions) y participent.

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La deuxième table ronde aborde ensuite le sujet « Social TV et second écran », animée par Pascal-Hippolyte Besson (Dotscreen). Les participants, Philippe Bourquin (France TV), Christian Bombrun (M6), Sébastien Lefèbvre (Mesagraph) et Jérémie Clevy (Mondadori), débattent de l’intégration des réseaux sociaux et de l’interaction en direct sur la TV.

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Puis, Stanislas Leridon (Dotscreen) lance le troisième débat en adressant le sujet de « la publicité interactive et (de) la monétisation des services TV connectés ». Fournir des services gratuits ou payants ? Quels mécanismes de paiement utiliser ? Tels sont les questions auxquelles les intervenants tentent de répondre. Julien Leroy (Ad Videum), Ghislain Faribeault (Marc Dorcel), Rémi Tereszkiewicz (Viedeofutur) y participent.

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Dernière conférence avec la pause-déjeuner : Olivier Ezratty (Consultant indépendant) présente « la TV connectée vue de Las Vegas » : une synthèse des évènements majeurs liés à la TV connectée, issus du Consumers Electronic Show 2013 (CES 2013).

En début d’après-midi, les tables rondes continuent avec le match « Over The Top et offre traditionnelle », présenté et animé par Cédric Monnier. Cinq intervenants échangent leurs opinions : Frédéric Bonnard (Audiovisuel Exterieur de la France), Philippe Rouxel (Globecast), Yann Loridon (Orange), Stéphane Labrousse (Sony / GoogleTV), et Frédéric Tapissier (TF1).

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Daniel Bô (Quali-Quanti) présente ensuite les résultats de l’étude réalisée par le Centre National de la Cinématographie (CNC), mettant en avant l’avenir de la TV connectée.

Puis, la conception d’un service de TV connectée est présentée en 14 étapes clés par Pascal-Hippolyte Besson (Dotscreen).

Pour conclure, la dernière table ronde, animée par Fabrice Deblock (CCM Benchmark), réunissait Florence Tagger (Voyages-SNCF), Carla Cabalfin-Lengellé (Publicis), Jean Moncaut (TV Only) autour du thème « E-commerce et brand content ».

CCM Benchmark profite de cet article pour remercier ses partenaires (Dotscreen, l’ACSEL, l’AFDESI, le HD Forum, Media Club, Offremedia.com,  La-télévision-connectée, France 24 et le JDN) ainsi que l’ensemble des intervenants qui ont largement contribué au succès de cette journée.

Retrouvez l’ensemble des photos sur notre page Facebook !

 © Photos : Cécile Debise (CCM Benchmark)

 

 

 

 

 

Etat des lieux du multi-écrans en France

Mobile, tablette, TV connectée… Si les perspectives semblent prometteuses, peu de données sont aujourd’hui disponibles sur le sujet. Où en sommes-nous ? Assiste-t-on à une cannibalisation des usages ? Peut-on parler d’influence de la multiplication des terminaux sur la navigation ? Quelles sont les spécificités des contenus, services et usages suivant les écrans ? Réponse en image avec cette animation issue de la conférence Multiscreen du 13 décembre 2011 organisée par CCM Benchmark.

Multi-écrans : enjeux et perspectives

Smartphones, tablettes, TV connectées… Le nombre d’écrans connectés ne cesse d’augmenter, entraînant de nouvelles attentes de la part des internautes.

On compte en France environ 14 millions de smartphones, l’année 2011 ayant vu les ventes de ce type de terminal presque doubler par rapport à 2010. Le nombre de tablettes est quant à lui proche des 2 millions. Enfin, le parc français des TV concectées avoisine les 3 millions d’unités vendues. Les Français évoluent donc au sein d’un “écosystème” d’écrans de plus en plus diversifié et riche. Entre 2005 et 2011, le nombre moyen d’écrans par foyer est passé de 3,4 à 5,3.

Parallèlement, le temps passé devant ces écrans a lui aussi fortement progressé, selon Médiamétrie. Quant à la nature des écrans, elle a également fortement évolué. Aux baladeurs multimédias et consoles de jeux portables, induisant chacun une pratique particulière, succèdent les smartphones et tablettes, davantage multi-usages.

Pour autant, multi-usages ne signifie pas similarité des usages. La taille de l’écran ainsi que le contexte d’utilisation (depuis son domicile ou à l’extérieur par exemple) impliquent des pratiques différenciées. Ainsi, l’ordinateur est davantage associé à une démarche personnelle de production d’informations. Moins adaptée à cet usage, la tablette est privilégiée pour la consommation partagée d’informations à caractère plus ludique. Quant au smartphone, il s’avère particulièrement propice à la recherche d’informations pratiques dans un contexte de mobilité et de géolocalisation.

Un impact direct sur les ventes en ligne

Le recours croissant aux écrans connectés ainsi que les différences d’usage se retrouvent dans les tendances du commerce en ligne. La part des achats sur Internet effectuée depuis un support mobile ne cesse de progresser. Selon CCM Benchmark, le m-commerce a généré entre 500 et 700 millions d’euros en 2011 et concerné 3,3 millions de Français (hors téléchargements d’applications payantes). Il présente toutefois la caractéristique suivante : les achats effectués depuis un support mobile portent davantage sur des biens à faible coût (billets de trains, livres…). Le panier moyen sur mobile est en effet deux fois inférieur à celui enregistré sur Internet.

■ Le mobile se substitue au PC

Ce mouvement de substitution de certains usages vers les terminaux mobiles s’illustre notamment sur le terrain de l’e-mail. 23 % des messages sont ainsi désormais lus sur terminaux mobiles, en progression de 34 % sur 6 mois, selon une étude mondiale menée par la société Return Path. Les sites médias sont eux aussi concernés par ces effets de substitution. Désormais, il n’est pas rare qu’entre 20 et 30 % de leur audience proviennent de terminaux mobiles (smarphones, tablettes…).

Mais, en parallèle, on assiste à une montée des complémentarités d’usages entre les différents supports, liée notamment au type de contenu recherché et au contexte d’utilisation. Il convient donc de comprendre, pour mieux les exploiter, les interactions à l’oeuvre au sein de cet “écosystème” d’écrans.

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■ S’adapter aux supports et créer des interactions

Il serait tentant de dupliquer, simplement, le contenu d’un site Web sur les terminaux mobiles. Toutefois, cette stratégie s’avère peu payante car elle est très déceptive pour les utilisateurs. Restituer un contenu textuel sur TV connectée apparaît ainsi peu pertinent. Cette observation semble évidente mais souligne, une fois de plus, la nécessité de prendre en compte les contraintes liées à chaque support. Une stratégie multi-écrans suppose donc, en premier lieu, de veiller à la facilité d’accès et à la lisibilité du contenu sur les différents écrans. Il est nécessaire pour cela d’adapter un site Web aux supports mobiles, que ce soit par la création de sites mobiles ou d’applications.

Or, actuellement, à peine 12 % des sites Web seraient optimisés pour les smartphones. Audelà de la taille de l’écran, il est important de tenir compte des autres contraintes liées au contexte d’utilisation (situation de mobilité, connexion depuis un lieu public, temps de connexion limité…). Ainsi, pour un site marchand, donner au client la possibilité de préenregistrer son numéro de carte bleue sur le site mobile lui évite de sortir sa carte en public et de s’exposer aux risques de vol. La réussite d’une stratégie multi-écrans dépend enfin beaucoup des interactions créées entre les différents supports.

Les individus qui jonglent entre plusieurs terminaux souhaitent retrouver le contenu de leurs espaces personnels de l’un à l’autre. Dans ce contexte, une synchronisation des données est particulièrement appréciable. Citons ici l’exemple du site france24.fr qui permet à l’utilisateur de retrouver sur son ordinateur des articles « bookmarkés » sur son mobile, et vice-versa.

Ces interactions peuvent également prendre la forme d’une complémentarité entre supports. L’idée est de proposer des contenus différents, en simultané, sur des supports à granularité différente. L’utilisateur est alors incité, par exemple, à rechercher sur son mobile des informations complémentaires ou à commenter une vidéo visionnée dans le même temps sur son ordinateur ou sa télévision. Cette complémentarité encourage donc les rebonds entre écrans. Néanmoins, il est essentiel de maintenir une cohérence entre les supports et de respecter une charte graphique afin d’éviter une “dissolution” de l’identité de marque dans la multiplication des contenus et des services.

■ Nouveaux services, nouvelles expériences clients

Le multi-écrans constitue donc une fenêtre d’opportunités permettant non seulement de valoriser mais également d’étendre ou de compléter son offre de services. Le développement d’une démarche “multi-screen” peut ainsi être considéré comme un “prolongement du métier”. S’engageant dans cette démarche, des banques comme BNP Paribas ont lancé de nouveaux services bancaires tels que la consultation des comptes sur mobile ou du m-paiement. La multiplication des écrans constitue également un levier important pour la création de nouvelles expériences clients.

Les écrans peuvent en effet être exploités en tant que nouveaux outils d’aide à la vente. Citons le cas des tablettes utilisées par des vendeurs pour fournir des informations supplémentaires au client ou lui proposer un support pour visualiser le produit de manière personnalisée. Intégrés directement sur les objets du quotidien, les écrans offrent également de nouvelles perspectives en termes d’usages innovants. Bien qu’à l’heure actuelle les retours sur investissement du multiscreen semblent encore limités, les bénéfices en termes d’image ou de fidélisation sont déjà importants.