Infographie : E-Commerce et tablettes en France

Infographie : E-commerce et tablettes

L’ordinateur reste, de loin, le terminal le plus utilisé pour les achats en ligne

Au premier trimestre 2013, les tablettes sont encore peu utilisées pour les achats en ligne. Plus de 9 commandes sur 10 sont effectuées depuis un ordinateur. Le taux d’équipement en tablettes (moins de 20% des foyers français) contribue à expliquer le poids encore faible des achats via ce terminal. En outre, une minorité de possesseurs de tablette en ont déjà fait leur équipement principal pour leurs achats en ligne. Seuls 10% des personnes possédant une tablette l’ont utilisée pour effectuer leur dernier achat sur Internet.

Les possesseurs d’iPad apparaissent beaucoup plus enclins à l’utiliser pour faire du shopping que les possesseurs d’autres types de tablettes. Cela tient à la fois au profil de ces consommateurs (jeunes femmes au pouvoir d’achat élevé) mais aussi aux efforts qu’ont déployé les sites d’e-commerce pour proposer une offre et des interfaces adaptées à cet équipement. Pour le moment, moins d’un tiers des sites d’e-commerce interrogés dans l’étude avaient développé une application pour tablette, le plus souvent pour l’iPad. Cependant, la moitié des entreprises interrogées annoncent des projets visant à optimiser leur site pour un accès via tablette et ce, quel que soit le système d’exploitation. Cela devrait ainsi favoriser la croissance des achats en ligne sur tablette, au-delà notamment des possesseurs d’iPad.

Les sites d’e-commerce ayant optimisé leur présence sur tablette y réalisent 4% de leur chiffre d’affaires avec une progression de plus de 100% en 2012

En 2012, parmi les acteurs disposant d’un site optimisé ou d’une application tablette permettant l’achat, le poids du t-commerce dans le chiffre d’affaires Web est de 4%. En 2012, ces acteurs ont plus que doublé leur chiffre d’affaires sur ces sites et applications optimisés.

On observe une forte disparité du poids du t-commerce en fonction de la maturité des stratégies mobiles des sites et de leur secteur d’activité, les plus fortes performances se retrouvant parmi les acteurs des ventes privées.

Ces résultats sont extraits de l’étude « Le commerce électronique en France – Edition 2013 ». Actualisée tous les ans depuis 1998. Cette étude CCM Benchmark dresse notamment un panorama complet de l’activité et des stratégies de 50 vendeurs en ligne dont de nombreux leaders sur leur marché respectif : Air France, Priceminister, Rue du commerce, Lastminute, Voyages-SNCF, FNAC, Célio, Etam, Aramis Auto, Beauté Privée, Vente privée, Vente du diable, Wanimo, Alinéa, Vestiaire Collective, Bazarchic, Ikea, Showroom Privé, Best Western, Devred, Houra, eBookers, Accor, Havas, Sensee, Gifi, Achat VIP, Jardiland, Petit Bateau, Odigeo, Kiabi, Carrefour, Lapeyre, etc.

Cette étude analyse aussi l’évolution des comportements des acheteurs sur Internet via deux enquêtes en ligne réalisées en février et mars 2013 auprès de notre panel de consommateurs :
–  « Les achats sur Internet » menée auprès de 1 003 consommateurs ayant effectué des achats en ligne ;
–  « Les achats sur mobiles et tablettes » menée auprès de 460 mobinautes.

Pierre Cannet (Blue-Search Conseil) : « Tout DRH doit comprendre le digital »

« Transformation digitale » : voilà le mot totem de ce printemps 2013, l’étendard d’une armée de décideurs économiques, le viatique pour une croissance future.  Si chacun, ou presque, est convaincu de la nécessité de « digitaliser » son activité, les chemins pour y parvenir ne sont pas tracés. 
Blue search - Pierre Cannet
Le contraste entre le discours incantatoire et la réalisation hésitante de cette digitalisation est illustrée par une intéressante étude réalisée en février 2013  par Opinion Way pour le compte de l’Innovation Factory. En effet, alors que les dirigeants interrogés indiquent croire aux opportunités qu’implique le digital, ils restent 66%, soit deux tiers d’entre eux, à ne pas envisager de former leurs cadres aux outils digitaux tels que les réseaux sociaux ou le e-CRM. Pourtant,  penser le développement d’une entreprise sans mobiliser les moyens (financiers, humains, logistiques, ….) nécessaires à cette mutation conduit à se réfugier dans le monde confortable de l’utopie « irréalisable ».

La transformation digitale serait-elle avant tout tirée vers le haut par les usages des consommateurs qui adoptent un à un « le  deuxième écran »,  « le paiement mobile »,  « la géolocalisation via applications mobiles » et découvrent  les charmes du multicanal ? Les entreprises par secousses  successives, deux pas en avant et un pas en arrière, tentent de s’adapter. Les ressources humaines dédiées au digital restent rares malgré les moyens mobilisés par tous (formation initiale et continue, mobilité interne, communication employeurs), alors même que de nouveaux besoins de compétences spécialisées apparaissent, en particulier dans le monde du e-commerce et de la distribution multicanal.

La position de Blue-search conseil, aux confluents entre l’offre et la demande de main d’œuvre qualifiée, nous permet de repérer les « poches de pénurie » et  les métiers de demain. Premier constat : la recherche de cadres informatiques experts et managers est toujours aussi complexe et plus particulièrement encore lorsqu’il s’agit de trouver des développeurs et des chefs de projet web et mobile. En outre, la montée en puissance du multicanal impacte fortement  les besoins des entreprises. Si les experts de l’acquisition on line sont toujours très demandés, les plus recherchés sont avant tout les professionnels de la fidélisation, de la data et du marketing relationnel multicanal.

Troisième constat, les entreprises du digital ont besoin d’experts  et de managers de projets et d’équipes pour développer leur activité en France mais aussi dans les pays voisins (Europe) ou plus éloignés (Asie, Amériques). Enfin, la pénurie de talents touche désormais les postes d’acheteurs France et International demandés en particulier par les sites de ventes privées pour des catégories de plus en plus larges de produits (luxe, mode, textile, cosmétiques, etc.) et de services (billetterie, voyages, etc.). Pour relever ces enjeux de sourcing, les DRH ont clairement un rôle majeur à jouer.

Résumons  donc :

Principe 1 : le 21ème siècle sera digital ou ne sera pas

Principe 2 : le DRH, qu’il soit en charge des effectifs d’un « pure player » ou de ceux d’une entreprise plus traditionnelle doit comprendre le digital, ses métiers, ses us et coutumes.

Principe 3 : sans le moteur RH, la transformation digitale d’une entreprise parait difficile voire impossible.

La FEVAD, qui organise le 27 Juin un chapelet de conférences sur les « enjeux » du e-commerce a pris l’initiative de consacrer l’une d’entre elles au « capital humain ». Une belle idée qui permettra de mélanger rêves de croissance et réalités opérationnelles et d’identifier « best practices » et leviers à activer pour « digitaliser » une organisation.

Comment une entreprise peut-elle se « digitaliser » si elle ne trouve pas les bonne ressources ? Quels sont les métiers pénuriques et les métiers d’avenir ? Quelle place donner aux cadres de l’économie numérique dans l’organisation ? Comment les rémunérer et quels sont les leviers à activer pour les faire « grandir » et les  fidéliser ? J’aurai, pour répondre à ces questions,  le plaisir d’accueillir autour de cette table ronde dont je suis l’animateur,  Christine LANOE (Orange), Alexandre COLLINET  (Le bon coin), Philippe TAMPEREAU (Club Med )  et Pingki Houang (Showroomprive.com).

Ce sera l’occasion de donner contenu et sens à cette belle, mais parfois un peu creuse, devise : « il n’est de richesse que d’hommes ».

Pierre Cannet est PDG du cabinet Blue-Search Conseil. Il animera la table ronde « La guerre des talents au cœur des stratégies RH » lors des Enjeux E-Commerce 2013 de la FEVAD qui se tiendront le 27 juin prochain à Paris.