Réussir la promotion de ses applications mobiles

Le succès d’une application mobile dépend beaucoup de la manière dont son plan de promotion a été mis au point. Cette étape est très souvent négligée, d’où des performances parfois décevantes.

Trop souvent, l’intégralité du budget de l’application mobile est dépensée dans la conception et le développement de celle-ci. Or, il est indispensable de réserver dès la phase de développement de son application environ 30 à 50 % de son budget au plan de promotion, que ce soit en sortie de cash ou en jours/homme. Avec bientôt un million d’applications disponibles sur les stores (App-Store, Android Market…), l’enjeu pour être téléchargé est d’être bien positionné, au moins ponctuellement, dans les classements des “stores”. Pour réussir cette percée dans les classements, la clé consiste à mettre en place un maximum de leviers pour réaliser de puissantes actions de communication simultanées.

■ Comprendre les algorithmes des stores

Pour réussir à être bien classé, il faut d’abord comprendre la manière dont fonctionnent les algorithmes des “stores”. Il existe naturellement des différences substantielles entre les algorithmes d’Apple et d’Android. Néanmoins, tous deux se basent sur des éléments ayant des points communs. Seules les pondérations des variables diffèrent. Le nombre de téléchargements au cours des dernières 24 heures est déjà un indicateur très important, surtout chez Apple d’ailleurs. Ensuite viennent d’autres variables comme le nombre d’évaluations, les notes des utilisateurs et depuis peu le taux de fidélité aux applications.

■ Privilégier les leviers d’autopromotion et le community management

Pour faire la promotion de son application, les meilleurs leviers en termes de ROI restent les leviers d’autopromotion : newsletters, notifications push sur des applications déjà existantes, site Internet… Sur ces leviers, les taux de transformation sont bien supérieurs aux autres leviers. Les cibles connaissent déjà l’éditeur de l’application, et si elles sont déjà utilisatrices du service sur Internet, le transfert vers le mobile est facilité. Le community management est le second levier à privilégier, mais c’est le plus chronophage. Il s’agit dans un premier temps d’identifier les 15 ou 20 blogs les plus influents suivant son secteur ou en fonction de l’OS sur lequel l’application est déployée. Il faut ensuite prendre contact avec l’ensemble de ces blogs ou influenceurs pour leur présenter en amont le projet, leur demander conseil dans l’espoir que le jour du lancement de l’application un billet annonce ce dernier. Les lecteurs de la blogosphère téléchargent énormément les applications, ce qui peut avoir un impact significatif sur le classement de l’application, du moins dans un premier temps.

Nombre-applications-disponibles-Android-Market-et-iPhone-AppStore

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E-santé : la montée en puissance du patient expert

S’inspirant du modèle de l’américain PatientsLikeMe, les réseaux sociaux de patients se développent en France. La relation entre professionnels de santé et malades prend une nouvelle dimension.

La création de communautés de “malades” sur Internet, via les forums spécialisés, ne date pas d’hier. Ce qui est plus récent est l’apparition de sites proposant à ces patients, outre la participation à une communauté, des fonctionnalités “sociales”, des outils de suivi de leur pathologie mais aussi de formation.

■ La référence PatientsLikeMe

Aux Etats-Unis, le pionnier PatientsLikeMe propose depuis 2005 aux malades de renseigner un profil enrichi où figurent leur état de santé, leurs symptômes, leurs traitements et les effets qu’ils observent… Cette masse d’informations permet au site de fournir des statistiques à ses membres qui, dans certains cas, peuvent leur permettre, par exemple, d’adapter les dosages de leur traitement en fonction de ce qu’ils observent comme réactions chez eux. En ce sens, le site contribue à rendre ses membres davantage acteurs de leur santé.

■ L’émergence en France de sites similaires
En France, le site Carenity se lance depuis la mi- 2011 sur un modèle approchant. Fort de 5 000 membres, il ambitionne de rassembler 60 000 membres d’ici 3 ans en Europe. Sa raison d’être est, là aussi, de contribuer à une meilleure responsabilisation du patient et de lui fournir des outils de suivi de sa pathologie. Pour se financer, Carenity propose aux laboratoires pharmaceutiques et acteurs de la santé des études marketing et “environnementales” pour mieux comprendre les attentes et usages des patients. Autre voix de monétisation : l’animation de communautés pour le compte de tiers. Le site propose ainsi des communautés de patients clés en mains (cobrandées ou en marque blanche). Lancé en France fin 2011, Bepatient.fr propose, lui, des services tournant autour des réseaux sociaux, du carnet de santé mobile et partagé, de la télésanté (télé-monitoring et coaching-santé), des échanges entre patients et professionnels de santé, et de la formation à l’accompagnement et à l’éducation thérapeutique.

De formidables enjeux

Pour les professionnels de santé, ces nouvelles plates-formes représentent une formidable opportunité mais aussi un véritable défi. “Les laboratoires fonctionnent dans leur organisation promotionnelle à plus de 80 % avec de la visite médicale. Ils ne sont pas encore passés à l’ère digitale. Alors que pendant ce temps les patients ont envahi le net, les forums, les associations… Il y a donc un très gros décalage entre les patients, les praticiens, l’hôpital et les industriels. Or, les patients ont un “reste à payer” qui ne cessera de croître, et leur niveau d’information, via les réseaux des autres patients, l’entourage… les amènera à discuter, voire à remettre en cause les orientations ou parcours de soins qui leur seront proposés ! C’est cela le vrai défi de l’e-santé du côté du patient : l’aider à acquérir son autonomie”, prévient Claude Tran Thiet, P-DG d’Imagence.

■ La timide réponse des professionnels de santé

Certains laboratoires commencent à prendre la mesure du phénomène. Expanscience a ainsi développé une collaboration privilégiée avec l’AFLAR (Association Française de Lutte Anti- Rhumatismale), association représentant les intérêts des patients souffrant d’affections ostéoarticulaires en France, dont l’arthrose. L’AFLAR a ainsi repris sur son site certains contenus publiés par le site Arthrolink, propriété des Laboratoires Expanscience. A l’inverse, le site Arthrolink a été relu par le board d’experts de l’AFLAR, ce qui lui a permis d’afficher par la suite sur sa partie “patients” la mention “site recommandé par l’AFLAR”. De son côté, la Fondation Roche a lancé le site “Voix des Patients” dont l’ambition est de faire vivre, connaître et reconnaître la parole des patients. Un comité éditorial sélectionne l’actualité et les
contributions des internautes et les organise en sujets. La Fondation Novartis, elle, ouvre régulièrement les colonnes de son site “Prochedemalade.com” à des membres d’associations de patients et / ou d’aidants.

Etat des lieux du multi-écrans en France

Mobile, tablette, TV connectée… Si les perspectives semblent prometteuses, peu de données sont aujourd’hui disponibles sur le sujet. Où en sommes-nous ? Assiste-t-on à une cannibalisation des usages ? Peut-on parler d’influence de la multiplication des terminaux sur la navigation ? Quelles sont les spécificités des contenus, services et usages suivant les écrans ? Réponse en image avec cette animation issue de la conférence Multiscreen du 13 décembre 2011 organisée par CCM Benchmark.